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 Folie et paranormal

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Zamikoniel Zemakoniel
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MessageSujet: Folie et paranormal   Jeu 13 Aoû 2015 - 8:13

Résumé du livre « Folie et paranormal vers une clinique des expériences exceptionnelles ». Renaud Évrard, Presses Universitaires de Rennes, 2014, 354 pages.

Introduction

Le paranormal est plus ou moins intégré dans chaque culture. Dans la notre, il y a une tendance à la rationalisation des phénomènes paranormaux. Cela mène à un monde « désenchanté ». Mais le paranormal reste omniprésent dans nos cultures malgré tout. D'autre part, quand on s'interroge sur la folie, on s'interroge sur la normalité, et on est obligé de travailler sur des frontières toujours mouvantes. Notre conscience de ce que nous ignorons augmente au fur et à mesure de nos connaissances. C'est ainsi que la psychiatrie a tendance à tantôt marginaliser les expériences exceptionnelles, tantôt chercher à les intégrer et à les apprivoiser.

Les expériences exceptionnelles (entendre des voix, voir des choses qui ne sont pas là, contacts télépathiques, etc. etc.) sont vécues au moins une fois par la moitié des gens en France, 75% en Allemagne. Parmis ces gens, seulement la moitié ont un problème mental quelconque (ce qui peut être une simple dépression). Il n'y a donc à priori aucun lien direct entre les expériences exceptionnelles et la folie. Nul besoin d'être fou pour entendre des voix ou voir des fantômes !

Ces expériences exceptionnelles peuvent être classées entre deux catégories : celles qui concernent notre modèle du monde (visions, déplacements d'objets…), et celles qui concernent notre modèle du « moi » (voix, pensées inspirées…). Parmis toutes les expériences exceptionnelles, on peut recenser : 7% de médiumnité, 15% de présence externe (succube…), 38% de présence interne (possession…), 53% de hantise et apparitions, 41% de perceptions extra-sensorielles et 10% de coincidence significative.

Antécédents historiques

La psychiatrie a commence à s'intéresser aux expériences exceptionnelles en les rejetant, comme ce fut le cas pour le magnétisme animal de Mesmer. Le spiritisme fut appelé « névrose spirite » pendant un temps, mais cela ne dura pas. Puis l'hypnotisme fut attaqué, alors qu'actuellement les pratiques hypnotiques sont utilisées dans les thérapies conventionnelles. L'écriture automatique, autrefois utilisée par les spirites pour communiquer avec les morts, est de nos jours utilisée aussi pour communiquer avec son propre inconscient. Nous voyons bien que les phénomènes dits « marginaux » ne le restent pas nécessairement très longtemps.

De nos jours ce sont les sorties hors du corps, les expériences de mort imminente, les contacts extra-terrestres et les appartitions qui commencent à être dans le collimateur de la psychanalyse. Des études sont faites sur ces phénomènes pour essayer de les comprendre. De plus en plus on considère que les expériences exceptionnelles font partie de la culture, qu'elles peuvent exister sans être une maladie, et même parfois qu'elle aident les gens à aller mieux. On consièdre donc que l'expérience exceptionnelles n'est pas du ressort du psychiatre lorsque plusieurs critères sont rassemblés comme : elle n'empêche pas de vivre normalement, il n'y a pas de souffrance psychologique, la personne sait que l'expérience est exceptionnelle, il n'y a pas de présence de trouble mental, l'expérience est contrôlable (afin de ne pas se produire à un moment qui n'est pas commode, comme au travail ou à l'école).

Paranormal et spiritualité

De nos jours, les psychiatres ont tendance à lier les croyances paranormales ou spirituelles avec des maladies comme la psychose ou la schizotypie. Cela nous renseigne bien sur les idéologies qui gouvernent nos sociétés !

Aux partisans de la théorie du « tout folie » d'autres personnes répondent en indiquant que au contraire, il n'est pas besoin d'être fou pour avoir des expériences exceptionnelles, et que même il serait possible que certaines expériences soient authentiques, ou en tout cas qu'elles ont un effet positif sur les personnes qui ont ces expériences. La question n'est donc pas de savoir si la personnes est vraiment télépathe, mais par exemple ce qui amène la personne à dire qu'elle est télépathe. Ainsi le clinicien n'est pas là pour dire si l'expérience est authentique ou non, mais pour discuter sur le ressenti de la personne qui a eu l'expérience. En effet si l'expérience est angoissante, le plus important est de discuter de l'angoisse, pas de savoir si ça s'est vraiment passé ou pas.

Les expériences exceptionnelles arrivent à tout le monde, dans toutes les cultures. Le fait que la personne lui donne une explication paranormale n'en fait pas de la folie. Une expérience spirituelle peut apparaître comme un trouble mental si elle est sortie de son contexte, mais en réalité ce n'est qu'une réaction normale qu'on ne peut pas classer dans une maladie. L'expérience est hors du commun, mais la personne qui vit l'expérience est totalement ordinaire.

La manière dont les expériences exceptionnelles sont vécues va dépendre du contexte culturel. Certaines cultures vont stigmatiser ces expériences alors que d'autres vont y voir par exemple un rite de passage. Et suivant les personnes, ce ne sont pas les mêmes expériences qui vont poser problème. La question n'est pas de savoir si on est fou, mais quel est le sens que nous pouvons donner à ces expériences.

La jeunesse au risque de l'occulte

Les adolescent-e-s sont particulièrement attiré-e-s par l'occulte. Dans 80% des cas c'est l'ennui et la curiosité qui motivent ce contact. Le problème avec l'occulte c'est que le DSM (manuel des maladies mentales) décrit les croyances à l'occulte comme faisant partie de maladies mentales (schizophrénie, psychose) alors que toutes les études et enquêtes semblent montrer qu'au contraire c'est une phase normale de l'adolescence, que de se diriger vers les expériences exceptionnelles. Souvent, à la fin de l'adolescence, les personnes deviennent sceptique envers ces expériences et le « problème » se « résout » tout seul. Dans certains cas il n'y a même pas de « problème » car l'occulte aide les adolescent-e-s à traverser les difficultés de la vie.

Une des particularités de la relation entre l'adolescence et l'occulte, ce sont les enfants indigos. Il ne faut pas oublier que ce mouvement a commencé par une secte. Les enfants indigos sont « apparus » en même temps qu'un médicament, la Ritaline(c), et le trouble qu'il est censé soigner, l'hyperactivité infantile. Ils ont l'avantage d'offrir aux parents une autre réponse aux problèmes de leurs enfants, une réponse plus positive que la maladie. Attention cependant à ce que cette réponse 1) ne mène pas tête baissée dans une secte et 2) ne se fasse pas au détriment des thérapies nécessaires à certains enfants (comme les autistes). Certains groupes vont jusqu'à faire du chantage au suicide (des enfants indigos s'ils ne sont pas pris en charge) pour forcer les parents à les inscrire dans certaines structures !

Après tout, les enfants indigos existent vraiment. Pas nécessairement comme des « enfants nouveaux » ou « enfants extraterrestres » mais au moins en tant qu'enfants mal adaptés au système scolaire en place et qui ont besoin de structures particulières. Ils restent un effet de mode, comme furent les enfants « psychiques » suite aux prestations d'Uri Geller. Il y a toujours eu des modes des « enfants nouveaux » et il y en aura toujours. L'avantage de dénominations comme l'indigo est que cela rassure tout le monde : ce n'est la faute de personne si l'enfant est spécial-e. Il faut s'adapter et tolérer.

Dans le même genre des enfants indigos, il y a les « entendeurs de voix ». Sous ce terme se rassemblent des dizaines, des centaines de personnes ayant la particularité d'entendre des voix, sans nécessairement être malade. 70% des gens ont entendu des voix au moins une fois, et environ 4% de la population les entend de manière fréquente. L'interprétation de ces voix varie de personne à personne et leur lien commun est que ces gens se soutiennent et s'entraident afin de mieux vivre avec ces voix (ou malgré ces voix). Pour certaines personnes, l'interprétation paranormale a été salvatrice. Pour d'autres, ce fut une grossière erreur.

De manière générale, environs la moitié des « entendeurs de voix » ont une attitude positive vis-à-vis de leurs voix, au point que 20% de ces personnes ne veulent pas que ces voix disparaissent. La meilleure façon de gérer ces voix est de considérer que c'est un don à contrôler. La pire façon est de considérer que ce sont des démons ou… des hallucinations.

Le déréel et les modèles de la psychose

On ne peut pas généraliser les expériences exceptionnelles à de la schizotypie, car il y a environ dix fois plus d'expériences exceptionnelles que de schyzotiques dans la population générale. Il vaudrait mieux considérer ces expériences sur un continuum allant de la bonne santé mentale à la folie, avec toutes les possibilités entre les deux. Dire que la pensée magique est forcément liée à la psychose, c'est un biais culturel. C'est une erreur de diagnostic. Au contraire les croyances paranormales doivent être considérées comme neutres par rapport à la santé mentale, car elles peuvent être aussi bien angoissantes qu'apaisantes.

Malheureusement les pharmacies et les fabriques de médicaments essayent de plus en plus de faire rentrer les expériences exceptionnelles dans les rangs de la maladie, afin de pouvoir vendre les médicaments pour les soigner. Les lobbies font pression sur le DSM. À cause de cela, jusqu'à 80% des gens diagnostiqués comme à risque de psychose sont des faux-positifs (ces personnes sont diagnostiquées malades mais ne le sont pas). Il n'est pas nécessaire de chercher à mettre dans des cases les gens « à risque de psychose car croyant au paranormal » tout comme il n'est pas nécessaire de donner un nom à n'importe quelle personne risquant n'importe quelle maladie mentale.

Dans une enquête menée sur des étudiant-e-s, 25% des personnes étaient « à risque car croyant au paranormal » alors que 2% seulement étaient vraiment dans un état de détresse ! Si on regarde ensuite que les adolescent-e-s sont particulièrement attiré-e-s par l'occulte, peut-on alors considérer que toutes ces personnes sont psychotiques ? Non. La croyance au paranormal n'est pas un signe de folie, elle n'a aucune valeur médicale de diagnostic. Le soucis central est la PEUR des gens de devenir fous, et pas leur santé mentale en elle-même.

Au fond, travailler sur la folie, c'est d'abord et avant tout essayer de comprendre comment fonctionnent les gens « normaux » car la folie n'est qu'un des nombreux aspects de la « normalité » - un aspect angoissant et / ou socialement inacceptable. Certaines expériences exceptionnelles sont très positives, certaines sont très négatives et il n'y a aucun moyen, naturel ou surnaturel, de les classifier. La seule différence qu'il existe entre les différentes expériences exceptionnelles c'est la différence entre névrose et psychose.

Conclusion

Il y a un gouffre entre le vécu de la « folie » et le regard porté sur lui. Parler d'expérience exceptionnelle au lieu de parler de délire ou d'hallucination c'est déjà faire un grand pas en avant. Ces expériences sont un continuum et ne peuvent pas être classifiées dans des cases. Il ne s'agit plus de « guérir » une « maladie » mais d'aider des gens à aller au mieux en fonction des particularités de tout-e un-e chacun-e. On va former les parents d'indigos, accompagner d'autres personnes par la méditation ou la transe, faciliter la vie des entendeurs de voix… et non pas soigner des malades.

Les exépriences exceptionnelles peuvent aider à résoudre des problèmes psychologiques sans nécessiter de prise en charge médicale. Le paranormal est parfois un problème, parfois une solution.

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