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  Jeremy Narby - Retranscription d'une conférence sur le chamanisme

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MessageSujet: Jeremy Narby - Retranscription d'une conférence sur le chamanisme   Ven 6 Mar 2015 - 0:41

Je tenais à vous poster ces notes prises pendant une conférence de Narby sur l'Amazonie centrale, parce qu'elles sont vraiment (à mon sens) intéressantes ^^' J'ai beaucoup d'affection pour les ouvrages de Narby parce que dans l'engouement actuel pour les pratiques chamaniques, il sait rester à sa place. C'est à dire qu'il est Suisse (donc européen comme vous et moi), et qu'il n'a donc pas la culture amérindienne. Bien qu'il ait été "initié" il ne se prétend pas comme chamane, ne fait pas de vagues à ce niveau là, et est extrêmement respectueux de cette culture, mais ne s'érige pas en porte parole. Il reste "objectif" en quelque sorte, et ça fait vraiment plaisir ^^' Parce qu'il sait où est sa place quoi. (j'veux dire, c'est comme moi, j'ai déjà testé pas mal de choses, sans doute moins que lui, bien sur, en même temps je suis plus jeune aussi, mais je ne me prétends pas pour autant versée d'une connaissance quelconque, et ça nous rappelle que face à une culture et des traditions qui viennent du fond des âges faut quand même savoir rester humble, quoi.)
Pour la conférence en elle-même, elle a été longtemps sur Youtube, et puis finalement elle a été supprimée pour "propos subversif" je cite, du coup, elle n'est quasiment plus trouvable, malheureusement >.<" J'aurai dû la télécharger, je le savais, je le savais! A noter que j'ai quelques foirages sur les noms propres & les noms de lieux qui sont réécrits A L'OREILLE.

Je précise que tout le texte suivant n'engage que Narby et n'est en rien l'expression de ma propre opinion.

1/ A la Découverte de l’Amazonie.


Chamanisme = fait partie des savoirs des peuples indigènes. Va parler du chamanisme des peuples amazoniens en ce qui le concerne.

Situation actuelle ; 1989 : travail comme directeur de projet d’une fondation suisse : sur le département Amazonien, et plus particulièrement Amazonie péruvienne.

Plusieurs régions gravement contaminées par industrie pétrolière. Pétrole + eaux de formation extraites de ce sol (dans la vallée du Corrientes : chaque baril de pétrole est accompagné de 9 barils d’eau de formation qu’on rejette directement dans les rivières)

Dans la vallée du Corrientes en 35 ans : 200 millions de litres par jour de ces eaux bouillantes/salées/hydrocarburées déversées.

Le résultat = contamination de tout l’écosystème : notamment sur les poissons, et 8000 indigènes quetsua, urarimatsqui & ashuar dans la vallée : corps chargé de métaux lourds => 98% enfants & adolescents : ont u taux de cadmium au delà des normes acceptables.

Impact est en train d’être découvert, spécialiste de WWF : cherchaient des poissons qui n’y sont plus : pourquoi n’y a-t-il plus de poissons : à cause des métaux lourds U_U

Les poissons migrent, et du coup ça influe sur des régions sauvages où il n’y a plus de poissons.
Quelques km au sud dans la vallée de l’Urubamba c’est la même histoire : grande réserve de gaz naturel dans le sol, on y a implanté des extractions.

Question des indigènes : « comment survivre & nourrir sa famille ? » traditionnellement on mange 3x plus de poisson que de viande car c’était un mets abondant & facile à pécher ? Comment cesser d’être empoisonné ?

Les indiens Aguaru Marajiranio vivant dans le haut Maranion ont décidé d’apprendre la pisciculture.

Les indiens Ashuar du Corrientes ont mené une grève pacifique contre la compagnie pétrolière, et l’ont forcée à signer un accord pour réinjecter les eaux de formation dans le sous-sol à 100% d’ici la fin 2007 (mais que 45%)

C’est une lutte politique que les Ashuar continuent : ils ont leurs bureaux à Ikitos (côté bidonville) & postent sur youtube les déversements de pétrole qui continuent dans la vallée du Corrientes. (Corrientes + petroleo)
D’autres régions sont encore épargnées (exemple indiens Kukamas) leurs lacs & rivières sont épargnés. Qualité de vie supérieure, donc.

Traditionnellement : peuples de l’Amazonie n’ont pas d’argent, ni riches ni pauvres, tant qu’ils ont le contrôle de ressources & territoires, ils vivent bien, sinon, on peut dire qu’ils sont devenus pauvres, mais c’est parce qu’on les y a contraints.

Il faut comprendre que les coups de boutoirs qu’ils reçoivent ne datent pas d’hier, mais remontent à 500 ans (conquistadores) ils ont perdu beaucoup de territoire, et un grand nombre d’individus, (7 à 10 millions d’indiens en Amazonie il y a 100 ans, alors qu’aujourd’hui 1,5 million, guère plus)

Ça montre l’échelle du choc du colonialisme : prolongé à partir de la 2e moitié du XIXe : extraction des ressources naturelles du sous sol, avec notamment le caoutchouc.

Dès le début de l’industrialisation, on en a eu besoin pour flexibiliser les pièces de machine.

Au cours du XXe : extraction du pétrole, or, bois précieux, territoires (colonisation & déboisement)

2/ Le Secret des Plantes.


Jeremy Narby est arrivé en Amazonie péruvienne comme jeune anthropologue en 1984, à cette époque : experts du développement : pour développer la forêt amazonienne il faut déboiser, vider de ses habitants le lieu, & extraire les ressources du sous sol, pour eux, le déboisement, c’est du progrès !
Il a vécu avec indiens Inshaninka et étudier leur façon d’utiliser leurs ressources (car on disait qu’ils ne savaient pas les utiliser convenablement ce qui justifiait les expropriations.)

Il voulait une étude pour montrer que les indiens utilisaient leurs ressources rationnellement & méritaient donc de garder leurs territoires. Le but de cette recherche ; contredire les banques internationales & les faire changer de politique.

"Les philosophes ont interprété le monde, le but est de le changer"
Marx


S’est installé, & ces indiens l’ont pris sous leur aile pour lui montrer ce qu’ils savaient de la forêt Amazonienne (épicentre de la biodiversité : plus d’arbres, d’insectes, d’oiseaux, de reptiles, d’amphibiens dans cette région que dans toute autre)

Les scientifiques on répertorié plus d’espèces de fourmis sur un seul tronc que sur l’ensemble des îles britanniques. Plus d’espèces d’arbres sur un hectare que sur tout le continent Européen, plus d’espèces d’oiseaux dans une seule vallée que dans toute l’Amérique du nord.

La vie est la plus active & fertile en cet endroit, et quand on y entre, on dirait une serre, il y a un musc dans l’air.
Etonnamment, les Ashininka avaient des noms pour presque toutes les plantes & la moitié avait un usage (remède, matériel, teinture, nourriture, cosmétique...) Ils connaissaient des plantes pour la cicatrisation des plaies, diarrhées, et mal de dos chronique. Et ça a marché.

Il a demandé comment ces indiens savaient ce qu’ils savaient des plantes : « ça vient des plantes elle-même. » lui a-t-on répondu.

Et leurs chamanes (le nom a été donné mais j'ai pas eu le temps de le noter) prennent une plante hallucinogène ou mangent du concentré de tabac, et commencent avec les essences/esprits communs à l’ensemble des individus qui sont source de connaissance. Ils disaient que la nature est intelligente & communique avec les humains dans des visions et rêves. (il n’a pas pris au sérieux ce que les indiens disaient, ça ne pouvait pas être vrai dans la définition de la science + contredisait le but de ses recherches qui était de montrer que les indiens utilisaient leurs ressources rationnellement…)

Mais après plusieurs mois, il s’est retrouvé dans une communauté avoisinante, & il avait travaillé toute la journée dans les voisins, et le soir venu, ont fait péter la bière de manioc : et il leur a demandé « et vous comment vous savez ce que vous savez à propos des plantes ?
»
On lui a dit « Frère Jeremy, si tu veux la réponse à ta question tu dois boire l’Ayahuasca, et si tu veux je te montre ça à l’occasion » C’est la télévision de la forêt lui a-t-on dit ; voir des choses, & en apprendre.
Par curiosité, il a accepté. Et quelques soirs plus tard, il s’est retrouvé sur la plateforme & a bu la mixture amère U_U

3/ L’expérience chamanique de Jeremy.


(pour cette partie, j'ai quasiment copié texto ce qu'il disait)

L' Absorption d’une plante hallucinogène n’est pas sans risque, si vous êtes du genre « borderline psychotique » cela peut vous précipiter de l’autre côté de la ligne, et il peut être ardu de revenir… & vous ne pouvez jamais savoir si vous l’êtes avant de prendre le risque.

Donc… voila. Il a pris le risque, et nous donne son témoignage, mais ne veut encourager personne à faire la même chose (pas fou l'anthropologue!).

Dans l’obscurité le chamane a commencé à siffloter à un niveau à peine audible, et ensuite à chanter de fine mélodies légèrement dissonantes et en boucle. Yeux fermés, Jeremy a commencé à voir toute sorte d’images kaléidoscopiques, qui assez rapidement ont étés remplacées par des immenses serpents fluorescents d’environ 15 m de long et 1m de haut, qu’il voyait même avec yeux ouverts, cent fois plus intenses que la réalité ordinaire qui semblait une mémoire terne et distante à cet instant là.

Et ces serpents ont commencé à lui expliquer des choses pénibles à entendre à propos de sa personne dans un langage télépathique qui semblait traverser son front. Première chose qu’ils lui ont dites « tu n’es qu’un tout petit être humain » Ce qui était vrai, son regard habituel sur la réalité (il pensait la connaître, elle est atomique, et il présupposait que ce dont ces indiens lui parlaient n’existait pas) il a donc pu voir que son regard sur le monde était d’une arrogance sans fond, puisque ses yeux lui montraient quelque chose qu’il présupposait n’existant pas.
Il avait devant lui, l’arrogance de ses propres présupposés qu’il devait vomir, il a enjambé ces serpents, leur présentant ses plus plates excuses, et est allé vomir des couleurs *c’est un peu une longue histoire * et après quelque ablutions, il s’est rassis dans le cercle chamanique où le chamane chantait encore.

Sur les ailes de sa mélodie, il a vécu dans ses visions la sortie de son propre corps, il s’est retrouvé catapulté à des centaines de km au dessus de la planète qui était toute couverte de glace. (Il n’avait jamais entendu parler à cette époque de l’idée que la planète pût être couverte de glace il y avait fort longtemps, actuellement les scientifiques en parlent, et situent ça à 700 millions d’années.)

A ce moment là, il avait 25 ans, était un matérialiste marxiste sorti de son corps et regardait la planète toute couverte de glace. Suite de quoi le chamane a modifié sa mélodie et Jeremy est revenu dans son corps, et ensuite, ça a continué avec des centaines de milliers d’images qui laissaient les vidéos rock de cette époque dans la poussière. C’était comme les nervures d’une main humaine qui se superposaient avec les nervures d’une feuille. Le message visuel était « t’as vu ? C’est la même matière, mon gars. » Et des centaines d’autres milliers d’images : impression globale d’être dans une machine à laver pendant 3h.

23 ans plus tard, quand il la raconte, il s’emporte encore.

Le lendemain, il a essayé de faire sens de cette expérience. D’un côté ça confirmait ce que ses consultants Ashaninka avaient dit : tu peux prendre de l’expérience avec un praticien pleinement formé & apprendre des choses ; il avait appris qu’il était tout petit mais qu’il faisait partie de la nature (d’ailleurs, ce matin-là, il est allé à la rivière pour se rafraichir, et a pris une feuille qui poussait là pour la mettre à la lumière et observer par transparence : pour voir que c’était en fait littéralement vrai ; nervures & textures d’une feuille & d’une main humaine sont proches !

Cette expérience était comme une réconciliation avec la nature, la 1e fois qu’il ressentait cela : comme un antidote à l’anthropocentrisme de l’anthropologie. Il était un jeune être humain en train d’étudier les êtres humains, & cet enseignement là était sur mesure pour lui : c’était ce qu’il avait besoin d’apprendre.
Beaucoup de ceux qui essayent l’Ayahuasca rapportent ce sentiment : l’enseignement qu’ils reçoivent est fait pour eux.

Toujours est-il qu’à ce moment, il s’est dit que ça restait un peu trop. Comment peut-il retourner dans son université, raconter ça à ses profs & collègues et espérer être pris au sérieux ?
L’ombre de Carlos Castanedas (un anthropologue qui après avoir parlé du chamanisme a perdu toute crédibilité auprès de ses confrères) survola sa carrière naissante et il s’est dégonflé. Il a pris peur, a tourné le dos à ce mystère, & a poursuit son investigation sur les emplois rationnels des plantes & ressources naturels, & un an plus tard il est retourné à l’université, a écrit une thèse, et est devenu docteur en anthropologie.
Dans la thèse il n’est question ni de chamanisme, ni d’Ayahuasca.

4/ Le savoir des peuples indigènes


Une idée que les indiens Ashaninka ont réussi à lui transmettre est que « la pratique est la forme la plus avancée de la théorie » si une idée est bonne, on peut en faire quelque chose, sinon, la théorie en question ne vaut pas lourd (NB: on devrait en prendre de la graine des fois U_U)

Il cherche à utiliser ce qu’il a apprit. 1989 : il a commencé à bosser pour cette organisation suisse & à récolter des fonds en Europe pour la démarcation & légalisations de leurs territoires naturels, & pour des programmes d’étude de leur culture.

A ce jour : ce travail a mené à la titularisation de 4 millions d’hectare (territoire Suisse environ) en faveur de ces communautés.

Ce travail lui a permis d’y retourner des 10aines de fois, et de faire des rencontres de nombreuses peuplades.
Et puisqu’il faisait un travail d’activisme, chaque fois qu’il arrivait dans des régions, il était invariablement bien reçu, avec un tapis rouge, même U_U

Avec des fêtes pour remercier ce qui avait été mis en œuvre, durant ces fêtes, tardivement, il leur demandait « Et vous, comment savez-vous ce que vous savez à propos des plantes ? »

« Nous ? eh bien on a des Ayahuasceros (consommateurs d'Ayahuasca) des tabasceros (consommateurs de tabac pur pour entrer en transe), ils prennent leurs mixtures, et ensuite, ils parlent avec les essences communes à l’ensemble des formes de vies, qui sont des sources d’information et voila »

En fait c’est tout simple U_U Mais c’est quand même un mystère, car voici des gens qui vivent intimement dans le milieu naturel le plus diversifié, et dont le savoir botanique est désormais largement reconnu, et étudié/utilisé par l’industrie & science. Et cela proviendrait des hallucinations de leurs chamanes…

Qu’est ce que ça peut bien vouloir dire ?

A son avis c’était une question hautement politique : nous pensons être les champions de la démocratie, droits de l’homme… mais nous allons chez ces gens, nous prenons leurs plantes & remèdes, mais nous n’avons même pas la politesse d’engager avec eux une discussion sur l’origine de leur savoir puisqu’il contredit notre matérialisme.
Si réellement on va parler de développement durable, et de respect de la biodiversité, et de respect de ces peuples, alors il nous incombe d’essayer à engager un dialogue véritable avec ces peuples à propos de ce savoir.
Les savoirs des peuples indigènes, qu’on appelle chamanisme.

Il était à cet instant de sa propre culture industrielle, et cherchait à ouvrir un dialogue entre science & indigènes : désenchantement du modernisme, et approche hybride.

5/ Qu’est ce qu’un chamane ?.


Se pencher sur le chamanisme, ok, mais c’est pas possible de le comprendre si on n’a pas une perspective historique.

Un chamane : il y a 500 ans, les européens ont commencé à s’étendre de par le monde, et un peu partout ils sont tombés sur des individus qui prétendaient être capables de communiquer avec les esprits, de guérir ou faire du tort aux gens, d’influer sur le temps, d’enchanter le gibier, et ces différents praticiens avaient des noms différents selon les cultures.

Les européens les appelaient au 16e des jongleurs, des sorciers…

On a utilisé dans les langues européennes le terme sibérien de « chamane ». C’est dû à l’économie su savoir au 17e les russes étaient la fine fleur des recherches & donc engageaient les meilleurs intellectuels de toute l’Europe pour étendre leur influence. Du coup , ils ont contaminé le langage par ce terme importé par eux en premier.

Par exemple 1730 prof de botanique/chimie allemand Yoann Gmelin a passé 10 ans à explorer la Sibérie pour Pierre Legrand & a ramené la 1e description d’une séance de chamanisme (battaient les tambours, imitaient des cris d’animaux dans l’obscurité, et ils prétendaient pouvoir guérir les gens ou leur faire du tord.) Pour Gmelin ce n’étaient que supercherie qui méritait travaux forcés dans les mines.

1e définition écrite du mot « chamane » en 1765 par Diderot dans l’Encyclopédie : ce sont des « imposteurs » qui prétendent communiquer avec le diable pour guérir les gens & faire des tours de passe-passe qui passe pour surnaturel auprès d’un peuple imbécile & superstitieux.

Certes…

Il faut dire qu’à ce moment c’était déjà une grande ouverture d’esprit. Dans les années 1500 à 1700, le gros des observateurs des chamanes étaient les prêtres, et ils les jugeaient comme ministres du diable, c'est-à-dire que l’inquisition battait son plein… on brûlait des milliers de personnes accusées de ce genre de choses.
Quand les premiers rationalistes ont dit « ce sont des imposteurs » c’est une promotion (bah ouais, on brûle pas les imposteurs ! jusqu’à nouvel avis. [je précise que c'est du Narby dans le texte, là, j'adore l'humour de ce mec *w*])

L’encyclopédie de Diderot était la pierre angulaire du projet rationaliste : la réalité peut être comprise en la mesurant & la définissant (travail de l’encyclo)

> Rationnel : ratio (latin) = calcul.

Devant les agissements hallucinés des chamanes, les observateurs ont éprouvé le besoin de prendre de la distance et de marquer leur différence entre leur approche du savoir et cette sorte d’anti savoir chamanique.
Dès le début, le mot chamane hors de son contexte est une étiquette transculturelle inventée par des européens et qu’on colle à toute sorte de praticiens de par le monde. Ces praticiens ne sont pas appelés chamanes de base.
Drôle de concept…

On se retrouve devant un miroir où on voit les limites de nos propres concepts & systèmes de pensée. Si on ne les prend pas en compte, on n’a aucune chance de comprendre véritablement…

On est condamné à utiliser nos concepts pour comprendre le monde, mais confrontés à une réalité que si on ne mène pas une auto-critique de nos propres concepts, on n’a juste aucune chance de toucher le juste.
Il a fallu attendre la naissance de l’anthropo 2e moitié du XIX pour que l’observation des chamanes s’affine.
Franz Boaz (anthropologue) 1900 fait remarquer que si un anthropologue veut comprendre une autre culture dans son intégralité, il doit prendre en compte ses propres présupposés culturels au risque de les projeter sur son sujet d’étude.

D’ailleurs on peut voir en lisant les textes écrits sur les chamanes de 1500 à 1700 des couches de présupposés et peu d’observations exactes.

Boaz a formé toute une génération d’anthropologue : on a commencé à avoir tout plein d’infos sur les praticiens de par le monde

Lévi-Strauss a révolutionné la compréhension des chamanes au XXe siècle lorsqu’il a écrit son article « l’efficacité symbolique » en 1949 ou il a comparé les chamanes aux psychanalyste « le chamane parle tandit que le psychanalyste écoute ».

A partir de là, les occidentaux ont davantage pris les chamanes au sérieux.

Et au XXe siècle on a des pointures anthropologiques qui ont écrit à propos de chamanes en dehors de la sibérie en particulier en Amazonie. Qu’on le veuille ou non, désormais, on parle de Chamane, et de chamanisme en Amazonie là ou en fait les indigènes eux-même n-usent pas ce mot.

Alfred Metro : un Chamane s’occupe de la guérison, de l’enchantement de gibier, de l’interprétation de signes, de l’influence sur le temps et de la divination. Et un chamane est tout individu qui entretient dans l’intérêt de la communauté et par profession un commerce intermittent avec les esprits ou en est possédé.

En fait chez les Ashaninka, les gens utilisaient le mot « Sheripiari » ce sont ceux qui usent le tabac. Chez les Shipibo c’est « Onaïa » celui qui sait, et les Merahia (celui qui a rencontré).

Les Sheripari & Onaïa ne sont sans doute pas la même chose, toutefois on les agglutine sous le nom de chamane. On peut voir que cette étiquette a des limites, n’est pas précise, mais a une certaine utilité.

6/ Une autre perception des espèces vivantes


En Amazonie occidentale les recherches anthropologiques ce que Peter Gamow appelle une étonnante uniformité des pratiques chamaniques. Un peu partout la guérison s’effectue avec la décoction de plantes hallucinogènes ayahuasca, les techniques de guérison, d’apprentissage & la cosmologie sont similaires & analogues.

Bien sur il y a des exceptions, particulièrement chez les peuples qui vivent isolés.

A travers l’Amazonie occidentale, les chamanes affirment qui perçoivent des entités (essences/mehr/esprits) qui émettent des mélodies. Le travail du chamane : apprendre ces mélodies, suite de quoi il peut les utiliser ensuite pour convoquer les esprits ; chaque espèce vivante a donc une mélodie qui correspond à son essence.

Un des meilleurs livres sur la question : JP Chauneil « Voir, Savoir, Pouvoir »

Le chamanisme chez les Iagua (nord-est péruvien) : selon Chaumeil ; l’absorption de plante hallucinogènes est l’unique voie de connaissance, ils prennent l’ayahuasca pour voir les essences. Il n’y a pas besoin d’être chamane pour en prendre, chez les Iagua tout à chacun peut prendre cette décoction, on en prend pour voir. Ils cherchent avant tout des effets télépathiques ou de l’autoguérison.

Selon Chaumeil, la démarche chamanique est voir, savoir et pouvoir. Il faut voir pour savoir, suite de quoi on a une chance de pouvoir.

Cette primauté de la vision est attestée à travers l’Amazonie. (exemple : les Amawaka : utilisent l’ayahuasca pour voir les Yoshi = esprits) plus la potion est forte, plus on voit de Yoshis

Peter Gaw écrit en 1995 à propos des Piro en Amazonie péruvienne « les hallucinations font voir tant l’origine des maladies que les corps ensorcelés, que les parents morts, ou les pays lointains, les indiens disent avec l’ayahuasca on voit de tout, il serait plus juste de dire que tout devient visible, un de ses effets est que l’être puissamment invisible devient visible.

En 2003 Rhama Leclair : chamanisme chez les Chipibo « les Chipibo disent avec insistance que l’ayawaska permet de voir tant la réalité que l’autre monde, les personnes ordinaires qui s’en servent l’utilisent pour clarifier une situation donnée ou voir l’issue d’une entreprise »

Donc ces différents praticiens utilisent ces plantes pour voir les entités. Que disent-ils à propos des esprits de la nature ? Peu d’anthropologues se sont penchés véritablement sur la question, mais il y a Brain Thoissey qui a étudié les concepts des indiens Aminawa : tout ce qui touche aux Yoshis est fondamentalement ambigu ce sont des entités qui ne peuvent être réduites à une expression simple. Ils sont à la fois « comme » et « pas comme » et sont intrinsèquement complexes. La seule façon correcte de les nommer est la métaphore, ils ont un langage particulier « double et entrelacé » on ne peut s’adresser aux esprits avec des mots frontaux car ceux-là s’écrasent contre les yoshis.

Pour les voir clairement il faut utiliser un langage double et entrelacé pour les voir dans ce monde métaphorique ce qui me permet de leur tourner autour en spirale et les voir clairement. Dans la conception des peuples indignes, ils ne sont ni bons, ni mauvais, capable de guérir mais aussi de faire du mal. Les praticiens qui entre en contacte avec ces entités en retirent un savoir tout aussi ambigu.

Et les entités elle-même dans le contexte amazonien les chamanes sont ambigus : ils peuvent guérir ou nuire. Avoir un chamane dans la communauté, ça peut être bien en cas de besoin, et en même temps, ça fait peur, car ils sont ambigus.

La communauté a donc une certaine vigilance sur ces chamanes. Les catégories, dans les peuples amérindiens, ne sont pas claires. Il n’y a pas de blanc et de noir, et ce genre d’opposition. Pour eux, tout s’imbrique, bien et mal, nature & culture sont inséparables !

Donc, c’est un peu un autre monde conceptuel, et c’est dur pour nous de s’en approcher, et de comprendre dès la première heure.

Dans les conceptions indigènes, la maladie, la mort, et les mauvais esprits font partie du grand ensemble du vivant. Dans ces conceptions, les plantes & animaux sont des humains comme nous, il n’y a pas de séparation fondamentale entre humain & autre. L’humanité est une condition qui s’applique à l’ensemble des êtres de ce monde. Dans leur façon de comprendre les plantes & animaux étaient des humains il y a très longtemps, et à leur propre yeux le sont restés. Il est possible de communiquer avec ces autres espèces dans le monde des visions & des rèves, et les chamanes peuvent même se transformer dans une autre espèce dans leur visions grâce à certaines mélodies, c’est ce qu’on appelle le perspectivisme amazonien.

Et certains anthropologue comme Descolas l’ont bien expliqué : en gros : nous voyons des oiseaux & poissons, c’est clair qu’ils ont plume & écaille. Mais nos yeux nous trompent, et nous montre l’extérieur des choses, mais à la fin de la journée, quand ces animaux rentrent chez eux, ils enlèvent leur costume d’animal, et une petite entité à forme humaine en sort, et dans leur réalité, ils se voient comme des humains.

Selon les Asheninka : les jaguar dans leur monde, se voient comme humains, et nous voient nous comme du gibier et du sanglier (NB de Jaja : base de la théorie fumeuse de Pierre Lassalle comme quoi chacun a un animal intérieur et qu’il est cet animal sur un autre plan.)

Entre temps, les sangliers pécaris, se voient aussi comme humains, et nous voient nous come des jaguars, des chasseurs. Et donc le travail principal du chamane serait de contacter les autres espèces pour voir les choses de leur point de vue U_U

Donc dès qu’on est en présence de jaguars, et que le jaguar a une forme humaine, vous êtes en plein chamanisme. Le chamane va à la rencontres des puissances animales & végétales & négocie avec au nom de la communauté.

Ces entités avec lesquelles les chamanes communiquent vivent dans la forêt, et cet espace horizontal entre les humains & les plantes/animaux/essences que patrouille le chamane comme diplomate. Cosmologie horizontale, espace de la forêt n’est pas plus sacré que là ou sont les humains, entités ni bonnes ni mauvaises.
Il y a souvent une confusion : on considère le chamanisme comme une spiritualité, on le met sur le même plan que d’autres spiritualités, mais à son avis, c’est une erreur : les mots en « ité » sont des abstractions, c’est donc une erreur, parce que le chamanisme est concret et non abstrait.

Les chants ne sont pas des appels d’esprits, ils appellent jaguar, ou tabac. Le mot qu’ils ont traduit par esprit c’est « ceux qui sont cachés »

Chez les Yaminawa : c’est Yoshi : sont ils matériels ou immatériels ? Ils animent les corps, sont dans les corps, et quand ils quittent le corps > cadavre.

Ce sont des parties intégrantes du corps humain. Ce sont des entités physique qui sont dans la forêt, dans notre corps, et ont aussi une existence à un autre niveau, et sont des êtres avec une volonté propre.
Donc ils sont à la fois à l’intérieur de nous & dans un autre monde.

Le mot « esprit » c’est un mot latin qui vient de spiritus = la respiration.

Pour nous, les esprits sont censé être parfaitement immatériels, mais c’est une vision bien occidentale avec opposition corps bien matériel & esprit bien immatériel.

Dans les concepts indigènes : les esprits ne sont pas ces entités entièrement immatérielles & entièrement abstraites, mais sont enracinés dans nos corps.

Le chamane n’est donc pas un expert en spiritualité, il sert à répondre à des questions pragmatiques, et parfaitement quotidien & corporel.

7/ Retour sur l’ayahuasca


En 1985 : c’était un obscure hallucinogène amazonien, et on ne savait pas trop ce que c’était. Mais en Amazonie, c’était assez ordinaire. Il a été initié par un jeune chamane ayant étudié chez les Chipibo qui introduisait alors une approche un peu plus individualiste au chamanisme tout en étant dans une communauté.

Au cours des derniers 25 ans, certains chamanes ont cessé d’évoluer dans une communauté et ont commencé à administrer de l’ayahuasca à ceux que ça peut intéresser contre rémunération. Ils sont dans le marché comme tout le monde.

Un ayahuascero (personne qui utilise l'ayahuasca) qui cesse d’exercer dans sa communauté, est-ce encore un chamane ? selon la def. D’Alfred Metro, non (car il doit opérer dans l'intérêt de la communauté).

On ferait mieux de les appeler néo-chamanes. Mais c’est un peu dur à juger, car le terme de chamane est une étiquette transculturelle.

C’est un peu spécial, désormais.

Bien, il y a donc des néo-chamanes qui opèrent en Amazonie péruvienne, et de plus en plus d’européens font le voyage pour essayer, et pour voir. Mais il convient de dire que la démarche n’est pas sans risque : notamment au niveau des antidépresseurs qui fonctionnent sur des récepteurs, et l’Ayahuasca aussi, donc il faut pas mélanger les deux. Idem antibiotiques.

C’est une méthode qui contient plusieurs herbes : notamment une qui joue sur le foie.
En fait, les principaux hallucinogènes se trouvent dans les feuilles d’un buisson appelé chacruna oralement inactive : un thé avec ces feuilles ne fera rien car inactivée par une enzyme du foie.

Or les indigènes joignent dans la préparation une liane qui joue sur le foie, et bloque l’enzyme en question pour activer les substances hallucinogènes.

Le mécanisme par lequel ça permet de voir passe par le blocage d’enzyme dans le foie, il faut donc faire gaffe à ce qu’on mange avant & après la prise.

Ça peut induire des frayeurs pour qui n’est pas habitué à en user.

En fin de compte, il suffit d’écouter ces peuples qui ont des siècles d’expérience avec ces plantes : elles sont dangereuses & redoutables, et peuvent devenir des alliées après une longue conquête.
30 ans avant d’avoir la maîtrise…

Il y a des européens qui importent l’ayahuasca en Europe, et à qui il faut dire « ne prenez pas le volant après une prise » Et là, dixit Narby "c'est hallucinant" car c’est un outil puissant à ne pas prendre à la légère.

8/ Les recherches scientifiques


En 1995 avec le livre « le serpent cosmique » il voulait agir comme un diplomate entre chamanisme & science.

Approche bi-cognitive c'est à dire chercher comment ces 2 systèmes peuvent communiquer ensemble.

Une langue, c’est une façon de voir le monde, avec ses concepts (traduire, c’est trahir) avoir 2 langues, c’est avoir 2 façons de voir le monde, et donc accès à plus de concepts, et plus de niveaux de compréhension.
Du coup, c’est galère de devenir bilingue.

Idem bi-cognitivisme ; il y a des concepts chamaniques non traductibles en science, mais il y a des corrélations entre les concepts sur la nature de la nature.

Chamanes affirment : que les êtres vivants sont animés par des essences qui sont les mêmes pour tt être vivant.
Scientifiques : nous disent la même chose pour l’ADN.

Chamanes : parenté avec plantes & animaux

Scientifiques : confirment & la chiffre par la génétique. (98% de correspondance avec chimpanzés, 50% pour la banane)

Le chamanisme peut fonctionner comme un contre-champ de la science :

Plantes & animaux : ils affirment que les plantes sont intelligentes.

Cela faisait rire les occidentaux & scientifiques, mais en effet, elles ont des intentions, & mémorisent leur environnement. Elle peut gérer de l’info du monde autour d’elle, et l’intégrer dans son organisme.
+ Signaux internes proches des signaux neuronaux

Une plante n’a peut-être pas de cerveau, mais fonctionne comme un cerveau avec des impulsions électriques.

On découvre tout ça avec la science de pointe. La liste qui nous séparait des autres espèces a fondu comme neige au soleil, on était censé être les seuls à savoir utiliser les outils, à abstraire, et, en fait, même les abeilles savent abstraire.

Donc il y a des livres qui clament « la fin de l’exception humaine ». Le piédestal sur lequel s’est mis l’homme est en fait une arrogance.

En fait nous sommes des organismes pleinement biologiques. En fait, chaque espèce a ses particularités. Par la science, c’est un peu comme si on redécouvrait la proximité homme – nature que les indigènes ont toujours connue.

On vient de le découvrir.

Donc un dialogue indigène – science peut permettre de nouvelles compréhensions ;
Dans leur monde, les plantes sont également humaines, et ont des intentions bien particulières.

Le pouvoir d’une plante, c’est son intention (idem pour l’humain = pouvoir = intention + volonté)

L’approche chamanique d’une plante + enrichir la connaissance scientifique

Pour le Chamane : plante = être. (exemple : ayahuasca = être qui met en rapport tous les autres)

Pour le Scientifique : plante = sorte d’objets,

Si on approche les entités comme un objet : on s’intéresse au matériel

Si c’est un être, on s’intéresse à la relation avec l’être.

Il faut un dialogue avec les autres espèces, et on doit négocier la prédation.
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MessageSujet: Re: Jeremy Narby - Retranscription d'une conférence sur le chamanisme   Ven 6 Mar 2015 - 0:43

Pour Aller plus loin


Mes excuses pour le double post, ça ne tenait pas sur un seul message, il faut croire que dix pages de notes c'est trop pour ce petit Forum ^^) Ce qui suit est un ajout personnel, pour les curieux & curieuses qui veulent en savoir plus sur Narby et ses travaux.
J'aurai tendance à vous conseiller les livres de Narby pour poursuivre plus avant la découverte de cet intéressant personnage, toujours dans une visée assez objective et scientifique, et donc dénuée de parti-pris ou de récupération que peuvent faire les gens des traditions "chamaniques" soit pour l'argent (genre les gens qui s'auto-clament chamane) soit pour le prestige (je pense notamment à tout le mouvement new age)

> Le serpent Cosmique, L'ADN & les origines du savoir, Narby
(c'est le livre qui concerne directement la conférence sus-retranscrite, et sans doute à la fois son meilleur et son plus connu)

> Anthologie du chamanisme, cinq-cent ans sur la piste du savoir, Narby & Huxley
(oui, oui, LE Huxley, celui qui a écrit le meilleur des mondes qui co-signe ici avec Narby un petit bijou retraçant l'histoire de la pensée à propos du chamanisme. bouquin très documenté également, et vraiment plaisant à lire)

> Plantes et chamanisme : Conversations autour de l'ayahuasca et de l'iboga de Jan Kounen, Jeremy Narby et Vincent Ravale
(Conversation à trois voix autour des Psychotropes. A titre personnel, c'est l'intervention de Narby que j'ai préférée, et ai émis quelques reserves sur celle de Ravale, mais ça reste un bouquin intéressant. Toutefois, rien n'est ajouté par rapport au Serpent cosmique, mais comme le bouquin a été écrit près de onze ans après, Narby est plus clair, plus "rodé" à l'exercice, dirons-nous.)

> L'intelligence dans la Nature, en Quête du savoir, Narby & Chavanne
(Je ne l'ai pas lu celui-là, donc je ne puis m'en faire l'écho U_U)

> Psychotropic Mind: The World According to Ayahuasca, Iboga, and Shamanism Narby
(son petit dernier qui date de 2010, il n'a pas encore été traduit, mais je pense que je vais finir par le commander U_U)


Pitit mot sur le personnage


Oui, j'aurai pu commencer par là, mais bon... Narby donc, est un Anthropologue d'origine Canadienne qui a grandit en Suisse, il a été diplômé d'un doctorat en Anthropologie de l'université de Stanford. Son doctorat, donc, cité plus haut, était à propos de l'usage rationnel que faisaient les indiens Ashaninca en Amazonie Péruvienne des ressources de la forêt. Depuis 1989, il est directeur de projet à destination de l'Amazonie pour le groupe suisse NGO nouvelle planète et multiplie les travaux de vulgarisation ainsi qu'en témoignent ses livres.
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Jeremy Narby - Retranscription d'une conférence sur le chamanisme
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