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 La victimisation nous détruit

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Zamikoniel Zemakoniel
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MessageSujet: La victimisation nous détruit   Ven 2 Mai 2014 - 11:16

La victimisation, c'est cette manière malsaine que la société actuelle a de traiter les victimes d'une agression. C'est cette tendance à ne définir une personne agressée, qu'en fonction de cette agression.
Une personne victime de viol ne sera plus vue autrement que comme "un.e.tel.le qui s'est fait.e violer". Un.e enfant battu.e sera "celui.celle-là qui s'est fait.e lyncher par ses parents". Et tout le reste de la personnalité, tout le reste de la personne, est oublié.

Regardez "les victimes de Jack l'Eventreur". Qui parmi vous peut me dire leur nom, où elles habitaient, qui étaient leurs ami.e.s, leur conjoint ? Leur âge ?
Et maintenant, qui parmi vous peut me dire où elles ont été retrouvées et dans quel état ?
C'est un exemple de victimisation.
Ne venez pas me dire "ah mais je sais qui étaient ces femmes : c'étaient des prostituées !" parce que là, vous vous enfoncez. C'est une manière, inconsciente, de dire qu'elles étaient forcément dans le troupeau des victimes potentielles. C'est une manière de les réduire, là encore, à leur statut de victime : non seulement elles étaient victimes de Jack, mais également victimes de la société.
La plupart ne faisaient des passes qu'occasionnellement, le saviez-vous ?
L'une d'entre elles voulait gagner sa vie en revendant des colifichets plutôt que des passes, le saviez-vous ?
Elles étaient toutes devenues alcooliques à cause de la pauvreté, le saviez-vous ?
Certaines n'avaient pas de maison mais dormaient dans des chambres louées à la nuit, le saviez-vous ?
Ces femmes n'étaient pas "des prostituées victimes de Jack" c'étaient "des femmes vivant à Whitechapel". Avec une histoire. Un nom. Des ami.e.s, un époux parfois, certaines étaient divorcées, certaines avaient des enfants. C'étaient des filles, des soeurs, des mères, des épouses, des amies.
Des femmes de Whitechapel.
Mais ça, on a tendance à l'oublier.
La victimisation a la vie dure.

Revenons au temps présent. Revenons à nous. Revenons à notre passé, à nos vécus personnels.
La majorité d'entre nous sont passé.e.s par des épreuves pas super agréables. Or la société a tendance à avoir pour nous deux comportement extrêmes : soit l'épreuve est reniée comme mensonge ou exagération, soit l'épreuve reçoit la totalité de l'attention et la personne s'efface derrière. Le juste milieu, celui de considérer la personne dans son entier tout en lui apportant le soutien nécessaire à se reconstruire suite à l'épreuve, ce juste milieu, où est-il dans la société ?

Les victimes sont soit transformées en "victimes de tout" et méprisées, honnies, insultées à cause de ce qu'elles ont vécu ; soit elles sont transformées en "victimes sacrées" et deviennent l'avatar quasi-divin de leur épreuve.
Ni l'un ni l'autre ne permet de se rééquilibrer.
L'un comme l'autre peuvent mener l'ancienne victime désormais survivant.e à des problèmes psychologiques comme la paranoïa, le fait de voir une agression dans tous les comportements de tout le monde, la dépression avec un sentiment que l'agression ne s'arrêtera jamais / que l'agression a détruit la vie, et j'en passe. La liste n'est pas exhaustive.

A force de victimiser les victimes, on les détruit. La personne disparaît. Il ne reste plus que le trauma, et l'impossibilité de continuer à vivre. La victime est figée dans le temps, elle reste "victime" pour le reste de l'éternité, condamnée à ne se définir que par l'évènement dont il est question.
La seule personne qui gagne dans tout ça, c'est l'agresseur.se dont les actes ne seront ni effacés du quotidien de la victime, ni oubliés par la société. L'agresseur.se continue de fasciner et de tenir la victime en son pouvoir. L'agresseur.se devient le seul mode de définition de la victime. L'agresseur.se devient le.a maître.sse de la victime, dans le sens "personne qui possède une autre comme si c'était un objet".

L'agresseur.se est légitimisé.e en fait, de par la victimisation de la victime.
Tout ce qui rendait la victime vulnérable à ce moment est pointé du doigt. Activité professionnelle (prostitution), activité de loisir (se promener la nuit), tenue (porter une jupe, avoir des bijoux apparents), consommation de certaines substances (alcool, cigarette), tout est bon pour expliquer pourquoi la victime est devenue victime.
Par extension, cela veut dire que la victime l'a "cherché" ou "mérité".
Par extension, cela veut dire que l'agresseur.se ne faisait que répondre aux signaux de la victime lui "demandant d'agresser".
Par extension, cela veut dire que l'agresseur.se ne faisait que son devoir de citoyen en "punissant" la victime de sa "mauvaise conduite".
Par extension, cela fait de l'agresseur.se un.e héro.ine de la société, et de la victime, une sorte de "mouton noir social" qui n'a eu que ce qu'il.elle méritait.

Si les victimes de Jack l'Eventreur n'étaient ni prostituées, ni vagabondes, ni pauvres, ni alcooliques, et qu'elles n'étaient pas sorties la nuit, elles ne seraient pas morte, n'est-ce pas ?
Jack s'est contenté de "nettoyer" les rues de Whitechapel après tout, n'est-ce pas ?
On parle souvent de lui car c'est le "héro" de l'histoire.
Le criminel, est le héro de l'histoire et la victime n'existe que pour le mettre en valeur.

...

ALLO ON SE REVEILLE !!!

à force de penser comme ça, voyez où ça nous mène dès qu'il nous arrive une tuile !
Qui parmi vous est capable de dire "c'est la faute à mon agresseur.se" ? Qui parmi vous se répète "si je n'avais pas bu... si je n'avais pas porté de bijoux... si je n'avais pas mis une jupe... si je n'avais pas fait ci, si je n'étais pas allé.e là, si je... si je... si je..." ?
Comme si la faute reposait sur les épaules de la victime.

Et inversement, dès qu'une personne, par ses choix conscients (manger trop, ne pas travailler...) s'attire des ennuis (cholestérol, obésité, pauvreté...), elle met la faute sur les épaules des autres.
"c'est Mac Donald qui me force à manger des double cheeze" (ah bon ? les employés lui mettent les sandwich directement dans la bouche ?)
"c'est la société qui m'encourage à vivre des aides sociales" (depuis quand est-ce que la société fait de la pub pour les aides sociales en encourageant les gens à ne pas travailler ?)
"c'est la société qui me force à me droguer" (y a-t-il une loi interdisant l'usage de stupéfiants, ou bien une loi indiquant que c'est un devoir d'en consommer ? ...)

Sortez de ces schémas mentaux.
Redevenez humain.e.s.
La souffrance n'est pas la normalité.
Personne n'est fait pour être le souffre-douleur des autres.
Vous êtes des personnes, pas des déchets.
Ne laissez pas l'agresseur.se gagner.
Vous êtes responsable et en contrôle de votre existence.
Vous êtes fort.e.
Les croyances imposées par les autres et par les évènements traumatisants ne correspondent pas à votre réalité.
Même si vous vous préparez au pire, continuez d'espérer le meilleur.
Acceptez vos malaises et transmutez-les en art.
Votre vie est ennuyeuse ? Prenez des risques ! (même si ce risque est "juste" de sortir vous promener dans un endroit qui vous fait peur)
Ce que vous avez fait a foiré ? C'est pas grave. Apprenez de vos erreurs et réparez-les au lieu de vous coucher à côté en chouinant !

Ne laissez pas l'agresseur.se gagner.

Vous n'êtes pas une victime. Vous êtes un.e SURVIVANT.E !

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